Telle que nous la voyons aujourd'hui, nous apparaît une date : 1764.
Ce fut cette année là, que son agrandissement terminé, la pierre de marbre du Maître-Autel consacrée par le Cardinal Evêque de Metz, Monseigneur Laval de Montmorency, y fut scellée ainsi qu'en atteste le texte gravé sur cette plaque.
Tout démontre, en regardant le chœur, qu'il s'agit d'une ancienne construction de style purement "roman" surtout développé par les ordres monastiques entre les Xe et XIIe siècles.

C'est sans doute l'Abbaye Cistercienne de St Benoît en Woëvre (Meuse), qui possédait dès 1133 l'alleu, le ban de Bazompetra (don du Chevalier Seigneur) d'alors : Renaud d'Apremont et son fils Olry de la Maison de Briey, en partance pour la deuxième croisade, prêchée par St Bernard, qui édifia ce sanctuaire sur les ruines peut-être d'un édicule gallo-romain voué au christianisme naissant.

Les moines qui desservaient alors notre village, furent aussi les grands défricheurs des forêts envahissantes des lieux et, le lieu-dit : "le Chauvé ", exprime bien la transparence de ces grands travaux qui améliorèrent considérablement les conditions matérielles de la vie de nos aïeux au début de ce deuxième millénaire de notre histoire.

Les seigneurs du lieu et leurs familles y trouvèrent leur sépulture telle que le révèle une date ancienne du chœur marquée de restes d'épitaphe.
Elle était donc aussi chapelle castrale, c'est-à-dire appartenant au château de la seigneurie locale.

Si la tradition et des ruines attestent l'existence de la forteresse de "devant le bois d'Havange", les actes d'allégeance des seigneurs locaux aux Ducs de Bar dès 1270, prouvent l'existence de ce château. Cependant, la logique veut qu'un second château fut construit autour de la chapelle.
Le grand espace du jardin Moureau-Jacques, les gros moellons des murs proches de la ferme Merot-Kleiner ne justifient-ils pas cette hypothèse ?


Le choeur de la chapelle

 

 
 
 
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