François de Bassompierre
naquit le 12 avril 1579 au "château d'Harouel"
(aujourd'hui Haroué près de Nancy), le jour de Pâques
Fleuries de Christophe de Bassompierre et Louise de Radeval.
Diplomate, grand seigneur, aventureux, joueur, prodigue d'argent,
spirituel audacieux plus instruit qu'aucun gentilhomme de l'époque
tel fut l'ami, le confident préféré d'Henri
IV.
On ignore encore les origines
exactes de la famille de Bassompierre. Certains historiens font
venir les Bettstein d'Allemagne, d'autres de Champagne ou de la
région de Conflans. Mais les liens très étroits
qui unissent la Maison de Fontoy à celle de Bassompierre
aux XIIe et XIIIe siècles ( au XIIIe, Olry se dit seigneur
de Fontois et Bassompierre) plaident en faveur d'une origine commune.
Un généalogiste, le père Anselme, fait descendre
Olry de Dompierre des comtes de Rawensberg (Allemagne). Celui-ci
aurait épousé au XIIIe siècle, Agnès
dernière héritière de la souche des Bassompierre,
famille dont le fief, selon lui, était déjà
le village de Bassompierre pour le transmettre à la postérité.
Selon cette hypothèse, la maison de Bassompierre serait
donc bien originaire de la région, et ne serait qu'une
branche de la famille de Walcourt-Chiny, scindée de la
Maison de Fontoy. De plus, les dernières recherches de
Mr Robert Dehlinger ont fait apparaître que les Bassompierre
seraient des descendants de la grande lignée de Naives-Briey.
Vers 1400, Simon III se distinguera
dans des luttes locales. Outre ses enfants légitimes, il
eut treize bâtards, dont certains vécurent au château
de Sancy.
Longtemps, une tour du château porta le nom de " Tour
bâtards de Bassompierre ".
Un de ses descendants, Henri, fut assassiné en 1464, mais
on ignore tout de ce crime.
Dès le XVIe siècle,
la famille connut plusieurs grands personnages : vers 1500, Geoffroy
surnommé le " Chevalier sans reproches " et,
plus tard, Christophe. Il n'est pas aussi célèbre
que son fils François, pourtant il occupa des charges importantes.
C'est lui qui, vers 1589, augmenta l'étendue de la seigneurie
par le rachat des villages limitrophes, après avoir succédé
à son frère Claude-Antoine. Ses biens échurent
ensuite à François. Il n'eut pas de descendants
légitimes à la fin du XVIIe siècle.
Les Bassompierre quittèrent
alors la région pour s'établir dans les Vosges où
la terre de Baudricourt, près de Mirecourt, porta le nom
de seigneurie de Bassompierre. Ils possédaient de plus
Haroué, Ormes, Pulligny et continueront à s'illustrer
brillamment dans l'entourage des ducs de Lorraine : Léopold-Clément,
Grand Bailli d'Epinal, était premier gentilhomme de la
Chambre du duc. Parmi leurs descendants mentionnons simplement
François de Choiseul, ministre des affaires étrangères
de Louis XV (1758).
Le village
de Bassompierre, appelé Saint-Menges au XVIIIe siècle,
n'avait pas fait partie de la transaction avec Ottange et resta
propriété de la famille.
En 1777, Léopold-Clément en donnera encore le dénombrement.
Les possesseurs de Bassompierre
ainsi que leur descendance exacte jusqu'à la Révolution
sont mal connus. Les biens qu'ils avaient encore dans la région
en 1789, notamment à Fillières, furent mis sous
séquestre et vendus.