François de Bassompierre

Ambassadeur en Espagne (1621) et en Angleterre (1626), nommé Maréchal de France (1622)


François de Bassompierre naquit le 12 avril 1579 au "château d'Harouel" (aujourd'hui Haroué près de Nancy), le jour de Pâques Fleuries de Christophe de Bassompierre et Louise de Radeval.
Diplomate, grand seigneur, aventureux, joueur, prodigue d'argent, spirituel audacieux plus instruit qu'aucun gentilhomme de l'époque tel fut l'ami, le confident préféré d'Henri IV.

On ignore encore les origines exactes de la famille de Bassompierre. Certains historiens font venir les Bettstein d'Allemagne, d'autres de Champagne ou de la région de Conflans. Mais les liens très étroits qui unissent la Maison de Fontoy à celle de Bassompierre aux XIIe et XIIIe siècles ( au XIIIe, Olry se dit seigneur de Fontois et Bassompierre) plaident en faveur d'une origine commune.
Un généalogiste, le père Anselme, fait descendre Olry de Dompierre des comtes de Rawensberg (Allemagne). Celui-ci aurait épousé au XIIIe siècle, Agnès dernière héritière de la souche des Bassompierre, famille dont le fief, selon lui, était déjà le village de Bassompierre pour le transmettre à la postérité. Selon cette hypothèse, la maison de Bassompierre serait donc bien originaire de la région, et ne serait qu'une branche de la famille de Walcourt-Chiny, scindée de la Maison de Fontoy. De plus, les dernières recherches de Mr Robert Dehlinger ont fait apparaître que les Bassompierre seraient des descendants de la grande lignée de Naives-Briey.

Vers 1400, Simon III se distinguera dans des luttes locales. Outre ses enfants légitimes, il eut treize bâtards, dont certains vécurent au château de Sancy.
Longtemps, une tour du château porta le nom de " Tour bâtards de Bassompierre ".
Un de ses descendants, Henri, fut assassiné en 1464, mais on ignore tout de ce crime.

Dès le XVIe siècle, la famille connut plusieurs grands personnages : vers 1500, Geoffroy surnommé le " Chevalier sans reproches " et, plus tard, Christophe. Il n'est pas aussi célèbre que son fils François, pourtant il occupa des charges importantes. C'est lui qui, vers 1589, augmenta l'étendue de la seigneurie par le rachat des villages limitrophes, après avoir succédé à son frère Claude-Antoine. Ses biens échurent ensuite à François. Il n'eut pas de descendants légitimes à la fin du XVIIe siècle.

Les Bassompierre quittèrent alors la région pour s'établir dans les Vosges où la terre de Baudricourt, près de Mirecourt, porta le nom de seigneurie de Bassompierre. Ils possédaient de plus Haroué, Ormes, Pulligny et continueront à s'illustrer brillamment dans l'entourage des ducs de Lorraine : Léopold-Clément, Grand Bailli d'Epinal, était premier gentilhomme de la Chambre du duc. Parmi leurs descendants mentionnons simplement François de Choiseul, ministre des affaires étrangères de Louis XV (1758).

Le village de Bassompierre, appelé Saint-Menges au XVIIIe siècle, n'avait pas fait partie de la transaction avec Ottange et resta propriété de la famille.
En 1777, Léopold-Clément en donnera encore le dénombrement.

Les possesseurs de Bassompierre ainsi que leur descendance exacte jusqu'à la Révolution sont mal connus. Les biens qu'ils avaient encore dans la région en 1789, notamment à Fillières, furent mis sous séquestre et vendus.


François de Bassompierre


Le château d'Harouel (54) où repose la dépouille du marquis

 
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